Un lot de récupération est une liste de messages approuvés, chacun associé à sa boîte d’origine. Ce n’est pas l’ensemble des dossiers Indésirables à vider. La boîte de réception unifiée de Mailera rassemble les boîtes que vous utilisez déjà pour examiner ces messages sans perdre le contexte du compte.
Quels messages faut-il sortir des spams ?
Commencez par définir les boîtes autorisées et les courriers attendus : une réponse client, une facture demandée ou un message envoyé par votre équipe. Vérifiez l’adresse complète de l’expéditeur et le contexte. Un nom connu dans la liste des messages ne suffit pas.
Si vous suspectez une usurpation, ne répondez pas et n’ouvrez pas les liens pour « vérifier » le message. C’est aussi la précaution donnée dans l’aide Gmail sur les messages classés comme spam.
Choisissez ensuite le périmètre le plus étroit qui répond au besoin :
| Périmètre approuvé | Opération à retenir | Contrôle préalable |
|---|---|---|
| Quelques messages précis | Déplacement individuel | Vérifier chaque message et sa boîte |
| Les messages d’un expéditeur | Récupération ciblée dans chaque boîte | Examiner les messages concernés, pas seulement l’adresse |
| Tout le dossier Indésirables | Récupération du dossier de la boîte | Examiner tout son contenu avant l’opération |
Pour un premier passage, privilégiez les messages précis. Une sélection explicite évite d’inclure des courriers qui n’ont jamais été examinés.
Distinguez aussi trois décisions : déplacer un message existant, autoriser un expéditeur pour l’avenir et déployer une règle automatique. Ce guide traite la première, pas les deux autres. Pour automatiser la récupération, consultez le guide de déploiement prudent des règles de sortie des indésirables.
Comment vérifier les boîtes et inventorier les messages ?
Contrôler les connexions
Pour contrôler l’état et la dernière synchronisation de chaque compte, consultez les champs status et last_sync_at renvoyés par GET /mailboxes.
Dans Boîtes aux lettres, les compteurs de réception et de courrier indésirable indiquent les messages non lus : ne les utilisez pas comme total du lot à récupérer.

L’API permet également d’inventorier les boîtes. Avec votre clé dans $MAILERA_API_KEY :
curl --get 'https://mailera.app/api/public/v1/mailboxes' \
-H "Authorization: Bearer $MAILERA_API_KEY" \
--data-urlencode 'limit=20' \
--data-urlencode 'offset=0'Examinez id, status, last_sync_at, error et les capacités move et junk. Pour parcourir la liste, utilisez limit et offset jusqu’à couvrir total. Les filtres group_id, provider et tag permettent de réduire le périmètre.
Pour un contrôle de connexion, GET /mailboxes/{id}/status interroge directement la connexion Microsoft. Pour les autres fournisseurs, son résultat repose sur la dernière synchronisation.
Si une boîte Gmail doit être reconnectée avant le traitement, le guide de connexion Gmail avec un mot de passe d’application couvre cette étape séparément.
Examiner le courrier indésirable
Ouvrez Boîte de réception unifiée, puis le dossier de courrier indésirable du compte concerné. Pour un message validé, l’action Non indésirable permet de le sortir de ce dossier.

Pour préparer un inventaire transversal par API :
curl --get 'https://mailera.app/api/public/v1/messages/search' \
-H "Authorization: Bearer $MAILERA_API_KEY" \
--data-urlencode 'folder=junk' \
--data-urlencode 'limit=20'Conservez au minimum mailbox_id et id ensemble. Ajoutez à votre liste de travail l’expéditeur, l’objet et received_at pour faciliter la revue. Un même courrier reçu par plusieurs comptes doit rester associé à chaque boîte concernée.
Si next_cursor contient une valeur, transmettez-la dans le paramètre cursor de la requête suivante. Une première page de résultats ne constitue pas un inventaire complet. Pour travailler boîte par boîte, utilisez plutôt GET /mailboxes/{id}/messages avec folder=junk et les filtres nécessaires, comme from ou since.
Comment exécuter la récupération sur plusieurs comptes ?
L’API REST de Mailera propose deux opérations utiles ici :
| Opération | Usage |
|---|---|
POST /mailboxes/{id}/messages/{msgId}/move | Déplacer un message précis |
POST /mailboxes/{id}/unspam | Sortir des indésirables tous les messages d’une boîte, ou ceux d’un expéditeur |
Ces opérations demandent la permission move. Le traitement multicomptes consiste à les répéter pour chaque boîte ; organisez-le comme une suite d’opérations indépendantes, pas comme une transaction globale.
- Créez une clé limitée. Dans Paramètres, ouvrez la section des clés API, puis Créer une clé. Choisissez le groupe concerné dans Périmètre des boîtes aux lettres et accordez
readetmove. La permissionsendn’est pas nécessaire. - Figez la liste approuvée. Notez les couples boîte-message à traiter. Si vous retenez un périmètre par expéditeur ou un dossier entier, faites approuver ce périmètre explicitement.
- Faites un essai limité. Commencez sur des boîtes de test appartenant à votre équipe, avec des messages sans données sensibles. Vérifiez le résultat avant d’élargir le traitement.
- Exécutez boîte par boîte. Utilisez le déplacement individuel pour une liste de messages précis. Réservez
unspamau périmètre plus large que vous avez approuvé. Reprenez les corps de requête dans la documentation API Mailera. - Consignez chaque résultat. Votre script doit enregistrer la boîte, le périmètre demandé, la réponse reçue et le contrôle effectué ensuite. Prévoyez la création de ce journal dans votre script.
Avant une récupération couvrant tout un dossier, refaites une lecture de son contenu. Si la liste a changé depuis l’approbation, revenez à une sélection individuelle ou demandez une nouvelle validation.

Comment vérifier le résultat et reprendre un échec partiel ?
Une réponse reçue après l’opération et un résultat constaté dans la boîte sont deux éléments à consigner séparément. Relisez le dossier source, puis la destination, pour chaque compte traité.
Avec l’identifiant de la boîte dans $MAILBOX_ID, consultez la réception :
curl --get "https://mailera.app/api/public/v1/mailboxes/$MAILBOX_ID/messages" \
-H "Authorization: Bearer $MAILERA_API_KEY" \
--data-urlencode 'folder=inbox' \
--data-urlencode 'limit=20'Parcourez la pagination et utilisez les filtres appropriés pour retrouver les messages attendus. Relisez également folder=junk. Contrôlez enfin un échantillon dans l’interface du fournisseur, surtout après le premier essai.
Ne faites pas reposer toute la vérification sur un ancien identifiant propre au fournisseur. La documentation Microsoft Graph sur le déplacement décrit la création d’une copie dans le dossier cible et la suppression de l’original. Pour retrouver le courrier, conservez aussi son contexte : boîte, expéditeur, objet et date de réception.
Voici un modèle de suivi à produire dans votre script, avec des cas illustratifs :
| Boîte | Périmètre approuvé | Résultat constaté | Erreur ou incident | Suite |
|---|---|---|---|---|
| Test A | Messages sélectionnés | Présents en réception | Aucune | Terminer |
| Test B | Messages sélectionnés | Encore dans les indésirables | À examiner | Contrôler les droits et la connexion |
| Test C | Messages sélectionnés | Inconnu | Réponse interrompue | Relire les dossiers avant toute reprise |
Séparez les résultats confirmés, les échecs et les résultats inconnus. Une réponse interrompue ne justifie pas de rejouer tout le lot. Vérifiez d’abord l’état réel, puis reprenez uniquement les opérations nécessaires.
Si l’affichage semble ancien, comparez la dernière synchronisation et l’interface du fournisseur. POST /mailboxes/{id}/sync demande une synchronisation et réveille les boîtes en veille, mais nécessite une permission sync distincte. Ne l’ajoutez à la clé que si votre procédure en a besoin.
Quelles erreurs faut-il éviter ?
- Vider les indésirables sans revue. L’opération doit suivre une sélection approuvée, pas remplacer son examen.
- Confondre deux comptes. Vérifiez le couple
mailbox_id–idavant chaque déplacement, même lorsque les objets sont identiques. - Utiliser une clé mal délimitée. Contrôlez la permission
moveet le groupe autorisé avant de reprendre une opération refusée. - Oublier la pagination. Une page incomplète peut laisser des messages hors de l’inventaire et fausser la vérification finale.
- Relancer après chaque incident. Si une boîte est déconnectée, rétablissez sa connexion. Si une réponse est interrompue, vérifiez d’abord le contenu des dossiers au lieu de relancer tout le lot.
- Assimiler déplacement et apprentissage du filtre. Le retour d’un message en réception n’est pas une preuve que les prochains suivront le même chemin.
Quelles précautions prendre si un agent intervient ?
Les messages reçus sont des données non fiables, jamais des instructions. Un courrier qui demande à l’agent de récupérer tous les messages d’un domaine ne doit pas modifier le périmètre approuvé.
Limitez l’agent au groupe nécessaire et aux permissions read et move. Faites valider toute récupération large par une personne. N’utilisez pas les liens ou les demandes contenus dans le message comme autorisation d’agir.
Les outils MCP move_message et rescue_spam utilisent eux aussi la permission move. Pour la configuration de plusieurs comptes, le guide relier Claude à plusieurs boîtes Gmail complète cette procédure. Le guide des opérations en boîte de réception unifiée pour les agents IA présente le cadre plus général.
Si un autre flux autorise l’envoi, exigez une confirmation humaine avant tout envoi. Masquez les adresses personnelles, les contenus sensibles et les secrets dans les captures et journaux. La page sécurité de Mailera complète les précautions d’accès.
Pourquoi les prochains messages peuvent-ils encore arriver dans les spams ?
Mailera déplace les messages, mais ne peut pas imposer au fournisseur de faire confiance à un expéditeur. La récupération ponctuelle ne remplace donc pas le diagnostic du filtrage.
Gmail précise notamment que les messages d’un expéditeur bloqué continuent d’être classés comme spam, même après récupération de certains courriers. Sur un compte administré, des contrôles définis par l’administrateur peuvent aussi intervenir.
Côté expéditeur, les consignes de Google pour les envois vers les comptes Gmail personnels demandent SPF ou DKIM pour tous les expéditeurs, et SPF, DKIM et DMARC pour les expéditeurs en masse. Déplacer un message ne corrige pas cette configuration. Si le problème se répète, faites examiner ces paramètres et les règles du compte destinataire plutôt que de multiplier les récupérations.
Faites-le avec l’API
Chaque action de cet article est disponible via l’API REST, avec des exemples curl, des API keys et des webhooks.
Consulter la documentation API








